Et c'est très loin d'arriver. Entre les Sarkosistes qui disent "RIP France", "Je fais mes valises, Hollande n'est pas mon président", "ceux qui ont voté pour Hollande sont tous des assistés", j'ai envie de leur casser les jambes. De leur cracher dessus. De virer la moitié de mes contacts, de claquer ceux qui ne se réveillent pas. Parce qu'ils sont en train de me cracher dessus, sur moi, et sur toute ma famille. D'un autre côté, on a les Hollandistes qui sautent de joie, qui crient à l'arrivée d'une ère nouvelle. J'aimerais les croire, mais malheureusement, pour le moment, ça manque de concret; j'attends de voir (et les Sarkozistes bégueules le devraient aussi).
Hollande a été à HEC, et Sarkozy n'a pas fait d'études d'économie mais de droit; c'est un homme de théâtre, un avocat. Sarkozy a été sur le terrain plus souvent et dans de multiples tâches.
Hollande a des rêves, et veut les appliquer, il veut s'en servir pour diriger. Sarkozy laisse les rêves pour ce qu'ils sont, et veut travailler les chiffres.
Quelques clarifications;
Ce sont des hommes politiques, ils se valent tous les deux sur leur manière d'attirer l'électorat. Sarkozy n'est pas raciste, mais il voulait gagner; il devait penser que sa cause était juste. Hollande a promis le droit de vote aux immigrés, mais ça ne passera pas non plus. Ouvrez les yeux, les comptes sont beaucoup plus atteints que ce que le gouvernement ne le laisse voir (ce n'était pas dans l'intérêt de Sarkozy de montrer que le déficit est bien plus élevé que ce qu'il annonce... Histoire d'être ré-élu). Concentrez-vous un peu; Hollande ne fera pas repartir l'économie.
Les deux idéologies se rencontrent, se touchent du bout du doigt. Il faut arrêter de croire qu'elle se confrontent; elles se regardent rageusement mais elles veulent s'embrasser, elles se complètent. "Il ne faut rien faire pour l'économie, elle se gère toute seule", "le gouvernement se doit d'être social". Parce l'économie de la France doit servir les Français, sa majorité. Et la majorité dont je parle gagne moins de 1500 euros par mois par individu (cela fait beaucoup plus de 50% des Français).
"Une France d'assistés". Mais de qui parlez-vous? De celui qui se lève à 3 heures du matin pour aller porter des charges de 20 kilos et plus, 9 heures par jour? De celui qui passe 40 ans à ramper à même le sol à travailler dans les serres, été comme hiver, 45 heures par semaine? Ou de ceux qui vivent sur ce que gagnent papa et maman? Ou bien encore de ceux qui ne payent pas (plus) d'impôts pour créer de l'emploi (ce qui n'a jamais fonctionné, et ce qui ne fonctionnera pas, soyez francs avec vous-mêmes et ouvrez les yeux sur l'Histoire)? "Oui, mais regardez les USA, la Chine!"; on est en France. On a construit notre république sur des valeurs fondamentales, prenant en compte le fait que l'on est humain, et pas de simples machines. Le modèle des USA est loin d'être parfait, et je ne parle pas de la Chine, ou, encore plus proche, du modèle allemand. Nous ne sommes pas des robots. Pas des machines à billets pour une élite qui manque d'engagement social (parce que je peux vous assurer que si le "patronat" ne regardait pas leurs employés seulement lorsqu'ils font grève, ou donnait des augmentations dès qu'ils le pouvaient, pas mal de choses changeraient).
"La France, tu l'aimes ou tu la quittes". Après 17 ans de gouvernement de droite, la France n'a pas été préparée à la crise, alors que la droite se dit travailler sur le long terme. Plus encore, on a laissé la droite au pouvoir pendant la crise. Beaucoup de personnes (y compris moi) avaient prévenu les Sarkosistes de 2007; "faites attention, il ment". "Travailler plus, pour gagner plus"; manque de peau, c'était "travailler plus pour augmenter mon salaire, et le vôtre, et bien, je vais le geler". La seule fois que l'on met un président de gauche, bizarrement, tout est de sa faute. C'est le seul président qui a essayé de faire des avancées sociales, de vraies avancées. La retraite à 67, c'est bien pour ceux qui ont l'argent pour s'occuper d'eux-mêmes, qui peuvent en dépenser dans les mutuelles, qui ne souffrent pas des médicaments qui sont de moins en moins remboursés par la Sécurité Sociale... Le pire dans tout ça, c'est que Hollande ne réduira pas son salaire (je crois qu'il veut réduire ceux des ministres), qu'il ne fera pas rembourser les médicaments plus facilement, non, rien de tout ça. Hollande est un politicien, lui aussi. Il faut se méfier des politiciens.
Une politique de l'austérité, ou de non régulation des marchés, ne marchera pas. Regardez l'Histoire; 1930 aux US, et les années 1980 pour Thatcher. Regardez l'actualité; une politique d'austérité pour la Grèce amène doucement, mais sûrement, les partis néo-nazis, les extrêmes en tout genre, au pouvoir. Les ouvriers allemands se mettent en grève pour une augmentation de 6.5%, et les patrons autorisent une augmentation de 3%. Pourquoi avoir autant attendu? Ne pouvaient-ils pas donner cette augmentation de bon gré? Bien sûr que non. Parce qu'il faut FAIRE DE L'ARGENT, comme dirait notre précédent président. Mon Dieu. Le péril jaune est là; l'argent, ou plutot l'or. Je pensais que le but de toute vie était de s'accomplir dans son entière vérité; pour moi, il n'était pas question de simplement faire de l'argent, il était question de faire des hommes. Lorsque l'on apprend que l'on sauve des banques avec des centaines de milliards quand "tout va mal", alors que quand "tout va bien", on est pas capable de fournir 30 milliard pour stopper la famine dans le monde... Là aussi, il y a du "foutage de gueule". Surtout que sauver les banques privées avec de l'argent publique, c'est un peu ne pas respecter les bases fondamentales du capitalisme, le système que d'autres défendent tant.
Hollande était le seul choix raisonnable pour sauver la France, pour préserver son unité. Et même Sarkozy sait que l'unité des Français est plus important que le chiffre ou que les mesures économiques; la preuve mardi dernier, le 8 Mai.
On parle toujours de pyramide, mais la pyramide se construit par la base. Posez un rocher sur le haut d'une pyramide, le rocher ne tiendra pas. Maintenant, nous devons tous être soudés les uns aux autres, que l'on soit de droite, de gauche, du centre, ou des extrêmes; peu importe, parce qu'à la fin, si l'on est pas assez unis, on sombrera tous.
Et demain, toute la France se lèvera, et ira au travail. Tout ceux qui sont "assistés", et qui fournissent l'argent pour financer l'étude des Sarkozistes, ceux qui sont en école à HEC, ceux qui offrent les possibilités. Ceux qui croient en un monde fait d'Hommes qui valent bien plus qu'un salaire, bien plus qu'une machine, bien plus que des billets ou de l'or. Ceux qui savent que que l'Homme est divisé, qu'il devrait être uni, et qu'en fin de compte...
Tout cela est bien triste.










Parait-il qu'il faudrait l'unité. Je reprends la plume aujourd'hui pour cette même raison.
101ème article; tout est fini.
On ne nous brisera pas. (100ème article; rêves et confessions)
Je t'ai vu dans 20 ans;